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Feux de forêts (Wildfire)

Feux de forêts et changement climatique en Europe 

 

 

Feux de forêts en Californie Août 2020

 

Neuf des 20 plus grands incendies de forêt en Californie au cours des 110 dernières années ont été déclenchés par la foudre, y compris les incendies dévastateurs du Lightning Complex en août 2020 qui ont brûlé plus de 750 000 acres dans et autour de la Bay Area (San Francisco). Un extraordinaire « barrage de foudre » dans le centre et le nord de la Californie avait alors engendré plus de 15 000 frappes en quelques jours, déclenchant plus de 600 incendies et brûlant plus de 2 millions d'acres. Cinq incendies simultanés déclenchés par la foudre ont ainsi détruit des milliers de maisons et de bâtiments et coûté la vie à au moins sept personnes.

La foudre des orages générés dans le sillage du passage des ouragans Elida et Geneviève (Océan Pacifique), ont aussi déclenché des incendies sur la côte Ouest des États-Unis.

 

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Les feux de forêt sont un processus naturel qui existe depuis que la végétation recouvre la Terre. Les incendies occasionnels en forêt sont bénéfiques. Ils éliminent le bois mort et les débris de feuilles et de branches, et réduisent ainsi la quantité de combustible nécessaire aux futurs incendies. Cela contribue à éviter que les feux de forêt ne deviennent trop intenses.
Cependant, les incendies intenses peuvent également représenter de graves menaces pour les vies humaines, les infrastructures et les économies, en particulier lorsque de plus en plus de personnes s'installent dans des zones à risque.
Ces dernières années, un nombre croissant de feux de forêt en Amérique du Nord, en Europe et en Australie ont retenu l'attention du monde entier. Des incendies meurtriers de Los Angeles en 2025 aux incendies de brousse dévastateurs de 2019-2020 en Australie, en passant par l'incendie de 2018 à Athènes, en Grèce, les flammes ont envahi de plus en plus les habitations, emportant des vies et détruisant des moyens de subsistance.
L'augmentation des incendies de forêt intenses s'accompagne de l'intensification des conditions météorologiques propices aux incendies dans le monde. La chaleur, le faible taux d'humidité et les vents violents peuvent accroître le risque de propagation des incendies et les rendre plus difficiles à maîtriser. Le nombre de jours propices à des incendies extrêmes et à de nouveaux départs de feu a augmenté de plus de 50 % au cours des quatre dernières décennies à l'échelle mondiale.

Des mesures pour empêcher la propagation des feux de forêt destructeurs, seraient, par exemple, la gestion de la végétation, comme les brûlages dirigés, qui peut éviter d'alimenter des incendies intenses. L'éducation du public, l'application des politiques et de solutions d'ingénierie, comme la réduction de la végétation et le défrichage le long des routes et des lignes électriques, peuvent contribuer à réduire les incendies d'origine humaine.


D’après https://theconversation.com/wildfire-disasters-are-increasingly-in-the-news-yet-less-land-is-burning-globally-heres-why-261072

L'observation de la Terre

Tempêtes solaires et satellites

Lors d’éruptions solaires, le Soleil émet régulièrement des flux de particules chargées (appelés plasma). Le vent solaire qui en résulte joue un rôle très important dans la dynamique des satellites en orbite terrestre. Lors de tempêtes solaires intenses, ceux-ci peuvent parfois tomber trop vite pour que les chercheurs au sol aient le temps de rectifier leur trajectoire. Parmi les satellites en orbite autour de la Terre, se trouvent de nombreux cubesats, de petits satellites peu chers, dont la quantité  augmente à une vitesse exponentielle. 

Les débris générés par ces nombreux satellites, endommagés et/ou sortis de leurs orbites, contribuent à la pollution de l’orbite terrestre. Dans le même temps, lors de tempêtes solaires, une partie de ces débris est désintégrée. Ainsi, les tempêtes solaires contribuent partiellement à nettoyer l’orbite terrestre.

Sécheresse dans les îles de la Caraïbe

L'alternance des saisons sèches et humides implique que la région subit toujours des épisodes de sécheresse chaque année, souvent avec une faible disponibilité hydrique impactant l'agriculture et les ressources en eau, et un nombre significatif de feux de broussaille.


Les îles des Caraïbes devraient connaître des sécheresses plus fréquentes et plus graves en raison de la réduction des précipitations et l’augmentation de la demande d’évaporation en raison du changement climatique anthropique. Depuis 1950, les Caraïbes ont connu une tendance à l'assèchement progressif avec plusieurs sécheresses pluriannuelles, la plus grave et la plus répandue s'est produite entre 2013 et 2016. Les Caraïbes a connu une sécheresse généralisée due en partie à El Niño en 2015-2016, mais on ne sait pas si sa gravité a été exacerbée par le réchauffement anthropique. Outre d'importants déficits de précipitations, dus en partie au fort El Niño en 2015-2016, la sécheresse pan-caribéenne s'est produite en conjonction avec certains des anomalies de température et d’évapotranspiration potentielle (PET) les plus élevées observées dans le région.

 

Sécheresses majeures enregistrées sur une durée d'au moins un an dans la zone des Caraïbes entre 1950 et 2016 (scPDSI : indicateur d’humidité des sols) (source : Herrera et Ault, 2017 Journal of Climate 30, 19; 10.1175/JCLI-D-16-0838.1)

Cette sécheresse a touché toute la région et poussé plus de deux millions de personnes vers une insécurité alimentaire. Les effets ont été particulièrement graves en Haïti, où un million de personnes (environ 10 % de la population totale)  étaient gravement touchées par l’insécurité alimentaire et nécessitaient une aide immédiate. Plus de 50 % des récoltes ont été perdues à cause de la sécheresse. Les modèles climatiques prévoient un assèchement important pour les Caraïbes en raison de l'augmentation des concentrations anthropiques de gaz à effet de serre. Entre 2013 et 2016, pratiquement, la totalité de la région Caribéenne a connu une sécheresse sans précédent depuis au moins 1950.


Résultant du changement climatique, un accroissement des températures moyennes est attendu, avec davantage de jours et de nuits chaudes, avec un réchauffement accru durant la nuit. La quantité de pluies annuelles déclinerait d'ici la fin du siècle, particulièrement durant la saison des pluies. L'effet combiné des hautes températures, associées à une augmentation de l'évaporation, et à une baisse des précipitations signifierait que la région Caraïbe sera probablement soumise à des périodes de sécheresse plus intenses et plus fréquentes. Les tendances récentes des mesures de température sont en accord avec ces projections.

 

Références :
Drought characteristics and management in the Caribbean, FAO water reports, n°42, Rome, 2016
Herrera, D. A., Ault, T. R., Fasullo, J. T., Coats, S. J., Carrillo, C. M., Cook, B. I., & Williams, A. P. (2018). Exacerbation of the 2013–2016 Pan-Caribbean drought by anthropogenic warming. Geophysical Research Letters, 45, 10,619–10,626. https://doi.org/10.1029/2018GL079408